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C’est beau une ville la nuit.

La nuit c’est comme un fond de teint. Ça cache la laideur.
C’est comme un visage qui s’habille de couleur pour que ressortent davantage ses traits avantageux.

Ce sont des coups de blush,ce sont des couleurs qu’on regarde de loin comme un vieux tableau dont on devine qu’il faut le regarder avec une certaine distance.

Ce sont des alignements, des contours, des courbes que l’on ne voit que quand le jour s’éteint, comme un drap poussé plus bas par des mains célestes.

Ce sont des maisons aux yeux clos où l’on devine de la lumière, où des vieux font encore chabrot ou godaille en avalant leur soupe à grandes goulées comme on avale des printemps dont on sait qu’ils ne reviendront pas.

Puis ce sont des ptits cailloux qui ferment les paupières quand s’allument les étoiles et qui dans leurs rêves redressent le monde sans architecte, juste avec du ciment blanc, sans échafaudage sinon que celui de leurs cheveux proprets imprégnés de rêves, comme des poux qui s’accrochent sur des cheveux trop lisses.
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Je les traîne dans mes cheveux ces ptits cailloux, comme la nuit traîne ses étoiles.

Je préfère la lumière des ptits cailloux et des maisons aux paupières closes qui avalent le printemps et recrachent l’hiver dans leur gorge.

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