Poésies

Orphée 1 (à suivre)

D’un corps à l’autre les mains tremblent, s’affolent, idolâtrent le désir subtil d’un esprit envoûté.
L’abîme se couvre d’or.
Un instant plus tard le corps félin est étendu, offert à la nudité de la pièce en angle droit.
La chaleur animale peu à peu s’échappe, trahit le cuir de la peau dorée souple, heureuse. Le marbre vivant légèrement s’anime, les lèvres parfaitement ciselées s’étirent, les dents charmantes et affamées suscitent le goût de la morsure. Une main, calme et furieuse se saisit du drap de lin frais, une vague déferle sur les jambes langoureuses, lentement.
Le bras, fort de la victoire, entoure le coup de cygne de l’autre tel un boa doux et silencieux.

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